vendredi 20 octobre 2017


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Afrique

Les nouvelles technologies transforment l

Les nouvelles technologies transforment l'accès aux soins de santé en Afrique

Intelligence artificielle, applications pour smartphone, recours à des drones: de nouvelles technologies, souvent moins coûteuses, font leur apparition pour faciliter l'accès aux soins de santé de base dans les pays en développement.

Certaines de ces solutions, pensées pour révolutionner les soins offerts aux plus pauvres, ont été présentées cette semaine à Arusha (Tanzanie) à la conférence TEDGlobal, qui se veut une vitrine d'idées, d'innovations et de la créativité de l'Afrique.

- Intelligence artificielle -

En Afrique, dans des pays qui n'ont parfois qu'un seul pathologiste (spécialiste de l'analyse de tissus et liquides biologiques, ndlr) pour un million d'habitants, le principal problème sanitaire vient de plus en plus souvent des maladies liées au mode de vie, qui prennent le pas sur les maladies infectieuses.

Pour le roboticien sierra-léonais David Sengeh, former de nouveaux docteurs ne suffit pas. Il travaille avec l'équipe d'IBM Afrique sur des algorithmes d'intelligence artificielle destinés à prévoir la progression d'un cancer.

Un logiciel d'intelligence artificielle peut, à partir d'une base de données d'images, détecter des changements de couleur dans le col de l'utérus et indiquer quelles patientes encourent le risque d'être affectées par ce cancer qui tue 60.000 femmes en Afrique chaque année.

Travaillant sur un problème similaire, Pratik Shah du Massachusetts Institute of Technology (MIT) a développé un système permettant d'utiliser des photos prises par un simple téléphone portable - plutôt que des scanners ou imageries à résonance magnétique, plus coûteux - pour identifier les marqueurs biologiques d'un cancer de la bouche.

Il explique à l'AFP qu'alors que les systèmes d'intelligence artificielle ont en moyenne besoin de milliers de points de données pour fonctionner, il a trouvé le moyen de n'utiliser que 50 images pour entraîner les algorithmes à identifier une maladie spécifique.

"Nous pensons que notre approche pourrait être utilisée pour diminuer radicalement le volume de données qu'un algorithme d'intelligence artificielle utilise actuellement, et permettre aux médecins d'établir le diagnostic de patients en usant de simples images", dit-il.

- Dépistage par téléphone portable -

Plus de 1,1 milliard de gens dans le monde souffrent de pertes auditives, dont la moitié sont évitables, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

L'Américaine Susan Emmett, une chirurgienne oto-rhino-laryngologiste (ORL), observe que 80% des personnes souffrant de ces pertes auditives vivent dans des pays à revenus moyens ou inférieurs, où les tests auditifs sont rares. Le Malawi, par exemple, n'a que deux chirurgiens ORL et 11 audiologistes.

Elle teste actuellement une technologie sud-africaine de dépistage par téléphone portable dans des communautés rurales d'Alaska, qui ne nécessite plus la présence d'un audiologiste, d'un équipement permanent et d'une chambre insonorisée.

La technologie, dix fois moins coûteuse que les solutions traditionnelles, implique le recours à des écouteurs qui atténuent le son et à un adaptateur attaché à un téléphone portable pour examiner l'oreille du patient.

Le public de la conférence a également pu voir une vidéo du chirurgien Andrew Bastawrous, qui avait remporté un Rolex Award en 2016 pour "Peek", une application pour smartphone qui permet d'effectuer des tests de la vue et de dépister des maladies des yeux.

- Drones livreurs de sang -

En 2016, le Rwanda a inauguré un système de drones utilisés pour livrer des lots de sang dans des cliniques isolées de ce petit pays montagneux d'Afrique des Grands lacs.

Ce système a déjà sauvé nombre de vies, assure Keller Rinaudo, le PDG de l'entreprise américaine de robotique Zipline, qui a conçu les drones et la base d'où ils sont lancés.

Les drones, à partir desquels des paquets de sang sont parachutés au sol, délivrent maintenant 20% des approvisionnements en sang en dehors de la capitale rwandaise Kigali.

Une femme de 24 ans, qui perdait beaucoup de sang après avoir accouché, a ainsi été sauvée, des drones ayant pu livrer plus de sang que n'en contient un corps humain, avec lequel elle a été transfusée.

La semaine dernière, le ministre tanzanien de la Santé a annoncé que son pays utiliserait la même technologie pour livrer du matériel médical. Le projet, ambitieux, en ferait le plus grand système du genre au monde.

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Asie


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Mort de Lady Diana: 20 ans après, l’émotion toujours vive à Londres et Paris

Mort de Lady Diana: 20 ans après, l’émotion toujours vive à Londres et Paris

La princesse Diana est morte il y a 20 ans, jour pour jour, le 31 août 1997. Au Royaume-Uni, plusieurs évènements ont lieu tout au long de l'année pour rendre hommage à la princesse de Galles, qui reste très populaire dans le cœur des Britanniques. Les princes William et Harry se sont rendus dans le jardin du Palais de Kensington pour rendre hommage à leur mère.

C'est sous la pluie battante qu'Harry et William se sont recueillis dans le Jardin blanc, consacré à leur mère, la princesse Diana. Rempli de près de 12 000 fleurs blanches, il s'inspire du style et des tenues élégantes de Lady Di, devenue icône de la mode dans les années 80. Quelques Britanniques ont eux aussi bravé la pluie pour déposer des gerbes au pied de la porte dorée, à deux pas du Jardin blanc, rapporte notre correspondante à Londres, Marina Daras.

« On visite sa tombe tous les ans et cette année on a décidé de venir à Kensington Palace. C'est un rituel pour nous de célébrer sa mémoire. Parce qu'elle a touché le cœur de tout le monde, elle était comme tout le monde, une personne simple », se souvient une dame.

« Elle a soutenu des œuvres caritatives dont personne ne parlait à l'époque et elle a provoqué les consciences. Et ce sont ces fils maintenant qui ont repris le flambeau. Elle était unique, je ne pense pas qu'on reverra quelqu'un comme elle de sitôt, que ce soit au sein de la famille royale ou ailleurs. Et nous sommes du Pays de Galles donc évidemment c'était notre princesse, la princesse de Galles », témoigne une autre.

 

 

De l’autre côté de la Manche, à Paris, au-dessus du tunnel du pont de l’Alma où la Mercedes de la princesse et de son compagnon Dodi Al Fayed a percuté un pilier dans la nuit du 30 au 31 août 1997, les curieux sont toujours aussi émus. « 20 ans déjà », peut-on lire au pied de la Flamme de la liberté, cette statue dorée qui, contrairement à ce que beaucoup pensent, n’a rien à voir avec Lady Di sinon qu'elle se trouve juste au-dessus de l'endroit où elle est décédée.

Depuis, le lieu s'est improvisé en mémorial. Franck et Joëlle, venus d'Arras, le découvrent pour la première fois. « Les gens sont venus déposer des photos, des messages. Ces photos doivent représenter des moments de sa vie, décrit-il. Je pense que c’est un monument incontournable quand on visite Paris. »

Ruthie, Américaine de Pennsylvanie, se rappelle cette femme engagée. « Nous l’aimons autant en Amérique qu’en Angleterre, son propre pays. On a vu grandir ses enfants, ils sont devenus formidables grâce à elle. Elle était vraiment unique », s’émeut-elle. En l’écoutant, son amie Sydney fond en larmes.

Melany est une fan inconditionnelle de la princesse qui a, selon elle, bousculé les codes de la monarchie britannique. Etre ici sur le pont lui rappelle la nuit du 31 août 1997 : « Je me rappelle tellement bien de cette journée. J’étais à Londres il y a 20 ans et c’était très triste. Je pense que quand je serai morte, on se souviendra encore d’elle. » Les quelques curieux continuent de tourner autour des photos de la princesse, malgré un temps bien anglais.

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