vendredi 20 octobre 2017


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Afrique

A quoi sert le Conseil présidentiel pour l’Afrique d’Emmanuel Macron ?

A quoi sert le Conseil présidentiel pour l’Afrique d’Emmanuel Macron ?

Le Conseil présidentiel pour l’Afrique a été officiellement lancé par Emmanuel Macron, ce mardi 29 août 2017, lors de son discours devant les ambassadeurs. Cette instance aura notamment pour objectif de faire des propositions nouvelles au président pour sa politique africaine.

« C’est en Afrique que se joue largement l’avenir du monde. (…) Nous devons continuer à apprendre [des pays africains], comme ils peuvent apprendre de nous. Pour nourrir cet échange, je mettrai en place dans les prochaines semaines un Conseil présidentiel pour l’Afrique ; structure inédite, tournée vers les attentes de nos jeunesses. » C’est par ces mots qu’Emmanuel Macron a officialisé, ce mardi 29 août, la création de cette instance lors de son discours devant les ambassadeurs français. Le président met ainsi en œuvre une promesse de campagne.

Quel est le rôle de ce Conseil ? 


Le « CPA » sera rattaché directement au président de la République. Il le rencontrera tous les trois mois, et ses membres se réunirons de manière hebdomadaire, indique l’une de ses membres, la journaliste et réalisatrice Liz Gomis.

Elle et ses collègues auront ainsi pour mission de faire des propositions au président et de préparer avec lui ses discours importants en rapport avec le continent. Le premier exercice du genre est prévu pour son déplacement à Ouagadougou, au Burkina Faso, en novembre prochain.

« Nous avons un rôle consultatif », explique Karim Sy, entrepreneur franco-libanais-malien et fondateur de Jokkolabs, une communauté d'entrepreneurs travaillant dans le numérique, déployée en France et dans plusieurs pays africains. Il fait partie du Conseil présidentiel pour l'Afrique. « Ce Conseil va amener un éclairage que le président n’aura pas l’habitude d’entendre, ça c’est sûr. Il voulait des gens qui ne sont pas habitués à être au Quai d’Orsay, ou au contact des autorités françaises classiques. »

Et Karim Sy d'ajouter : « Habituellement, ce sont plutôt des officiels ou des grands patrons qui sont reçus. Ce Conseil va porter de nouvelles voix, de nouveaux visages, et une nouvelle manière de voir l’Afrique. Et ses membres n’ont pas leur langue dans leur poche. On a aujourd’hui une jeunesse africaine qui a l’oreille du président. Et ça, c’est un grand changement qui est en train de s’opérer. »

Liz Gomis, Française aux parents sénégalais et bissau-guinéen, estime que sa mission sera aussi « d’éduquer à la culture africaine. Tout le monde s’intéresse à l’Afrique, mais personne ne s’intéresse à la culture profonde et à ce que sont vraiment les gens. »

Elle précise à quelles conditions elle a accepté de siéger : « Les premières choses qui me sont venues à l'esprit, c’est de savoir pourquoi l’Elysée est venue me chercher, ce que je pourrais apporter et quelle serait ma marge de manœuvre si j’acceptais. Je ne voulais pas m’engager dans quelque chose où, d’une certaine manière, je servirais de caution. Ce qui m’a motivé, c’est de me dire que si le contrat est respecté, à savoir pouvoir discuter avec le président en direct, vraiment en face à face, je vois l’intérêt de m’y engager. Nous, nous sommes là vraiment à titre consultatif. Mais consulter signifie aussi : écouter des gens qui ont peut-être de bonnes idées, mais aussi des doléances, parce que nous sommes évidemment conscients que tout ne va pas pour le mieux, en tout cas concernant la réputation de la France en Afrique. »

Cette instance est faite pour « survivre au président Macron », assure-t-on dans l’entourage du chef de l’Etat, selon nos confrères du Monde

Une nouvelle version de la Françafrique ?

Peut-on craindre avec ce Conseil, une nouvelle version de la Françafrique ? Oui pour certains de nos internautes qui ont publié leurs commentaires sur notre page Facebook. « C'est la Françafrique à la Macron », considère Daoud Tom Adam (Tchad). Ou encore : « Emmanuel Macron, laissez les Africains libres de jouir de leurs richesses et de vivre leur propre culture de civilisation africaine. Il faut [plutôt] aider les Africains qui ont souffert de votre impérialisme de vol et de l'exploitation abusive de leurs richesses en violation de leur souveraineté », souligne Marley Lulu (Angola).

Autre interrogation : « C'est une initiative que nous respectons même si cela suscite autant des divergences entre les Africains. Mais pourquoi seulement un conseil présidentiel pour l'Afrique et non l'Orient ? », demande Christian Gala (RDC). « Et pour l'Asie alors ??? Ou les Amériques peut-être ? », surenchérit Fameux Ndonda (France).

Nous n’avons rien à voir avec la Françafrique.

 Karim Sy, membre du Conseil présidentiel pour l'Afrique. 

« C’est notre mission de casser cette perception, répond Liz Gomis. Si je pensais une seule seconde que nous perpétuons la Françafrique, il n’y aurait bien évidemment pas eu mon nom dans cette liste. »

Karim Sy y voit justement l'opportunité de rompre avec la "Françafrique" : « C’était quoi ? Un système institutionnalisé autour de Jacques Foccart qui a verrouillé tout un système économico-politique servant aussi ses intérêts personnels en Afrique et en France. Nous n’avons rien à voir avec tout ça. Aucun de nous dans le Conseil ne fait de la politique à ma connaissance. (...) Nous allons faire remonter des choses qui ne remonteraient pas par les réseaux classiques qui sévissent depuis 60 ans et qui ne font qu’empirer les relations entre l’Afrique et la France. »

Un point de vue que partage notre éditorialiste Slimane Zeghidour qui s’explique sur le plateau de TV5MONDE : 

Qui compose ce Conseil ?

« Ce Conseil transformera la gouvernance de la politique africaine en réunissant auprès de moi un groupe de personnalités engagées », assurait Emmanuel Macron dans son discours. Pour l’instant le CPA réunit onze personnes, bénévoles, toutes de la société civile et issues pour beaucoup de la diaspora.

Les membres de ce Conseil ont été choisis par le conseiller Afrique du président, Franck Paris et le directeur Afrique au Quai d'Orsay, Rémi Maréchaux.

« Tous sont investis dans la relation entre la France, l’Europe et l’Afrique. Nous n’avons pas voulu faire de répartition en fonction des origines géographiques mais en revanche nous avons respecté une égale répartition entre hommes et femmes », rapporte l’entourage du président dans Le Monde

En effet, sur onze membres, sept sont des femmes. Tous viennent d’environnements professionnels variés influents, même si une majorité d'entre eux sont entrepreneurs : sport, diplomatie, énergie, développement, justice, journalisme et investissement (voir la liste ci-dessous). 


- Jean-Marc Adjovi-Boco (54 ans) ancien footballeur et entrepreneur franco-béninois.
- Jules-Armand Aniambossou (55 ans) ancien ambassadeur du Bénin en France, directeur général Afrique et outre-mer du groupe Duval.
- Diane Binder (37 ans) directrice adjointe française du développement international du groupe Suez. Elle a lancé Action Emploi Réfugiés (AERé), plate-forme mettant en relation des employeurs et des réfugiés à la recherche d’un travail en France.
- Yves-Justice Djimi (36 ans) avocat français.
- Liz Gomis (36 ans) journaliste et réalisatrice française.
- Jeremy Hajdenberg (43 ans) directeur général adjoint français d’Investisseurs et Partenaires.
- Yvonne Mburu (35 ans) chercheuse et consultante kényane en santé. 
- Vanessa Moungar (33 ans) directrice franco-tchadienne du département « Genre, femmes et société civile » à la Banque africaine de développement.
- Nomaza Nongqunga Coupez (36 ans) entrepreneuse sud-africaine dans la culture.
- Karim Sy  (45 ans) entrepreneur franco-libano-malien dans le numérique, fondateur de Jokkolabs.
- Sarah Toumi, 30 ans, entrepreneuse franco-tunisienne.

« Nos profils sont divers mais notre trait commun, c’est que nous avons des implications associatives ou entrepreneuriales qui ont un impact social, qui sont en lien avec les réalités concrètes du terrain. Nous menons tous nos actions de manière indépendante », souligne Karim Sy de Jokkolabs, qui insiste aussi sur le fait qu'ils travaillent tous au quotidien avec la jeunesse africaine. « Les membres du Conseil sont aussi des jeunes - pour la plupart - qui font, sans attendre personne. C'est cette énergie aussi que l’on voit se déployer sur le continent. Aujourd’hui, la jeunesse africaine représente la majorité de la population du continent. Elle ne demande qu’à participer et qu’on lui fasse confiance. »

« Nous sommes onze membres, mais nous allons être amenés à asseoir à notre table d’autres personnes, issues d’autres milieux, commente Liz Gomis. Ce n’est pas un club select, dans lequel tout serait verrouillé. L’idée sera de chercher les bonnes informations pour auditionner les personnes les plus à même de nous répondre, et ensuite à nous de faire de bonnes propositions, pour monter de beaux projets. »

Selon nos confères de Jeune Afrique, le bureau permanent de ce Conseil présidentiel pour l'Afrique devra siéger à l'Agence française de développement. 

 

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Olenghankoy boycotte Kananga

Olenghankoy boycotte Kananga

Le président du Conseil national de suivi de l'Accord de la Saint Sylvestre (CNSA), Joseph Olenghankoy, a séché la réunion de Kananga sur l'évaluation du processus électoral entre le gouvernement, la Ceni et son institution, le CNSA.

Adolphe Lumanu, vice-président du CNSA, a pris part à cette tripartite à l'absence du président des Fonus.

Contacté par MCNTeam, Olenghankoy affirme n'avoir pas été officiellement été saisi.

Selon certaines indiscrétions, le président du CNSA est fâché du fait que le gouvernement n'a pas encore donné des moyens de fonctionnement au CNSA.

Pour des observateurs, cette absence de Olenghankoy est un mauvais signal pour cette institution chargée de surveiller le processus électoral. Déjà elle n'affiche pas au grand complet suite au refus du MLC de Jean-Pierre Bemba et l'UNC de Vital Kamerhe d'occuper le fauteuil des vice-présidents du CNSA.

 

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Asie

Meurtre de Benazir Bhutto: l

Meurtre de Benazir Bhutto: l'ex-président Musharraf déclaré «fugitif»

Pervez Musharraf, photographié en novembre 2014 à Karachi.AFP PHOTO / Asif HASSAN

La justice pakistanaise a rendu ce jeudi son tout premier verdict sur l'assassinat de l'ex-Première ministre pakistanaise Benazir Bhutto en 2007, relaxant cinq suspects, mais qualifiant de « fugitif » son rival d'alors en politique, l'ex-président Pervez Musharraf. Le tribunal a également ordonné que soient confisqués les biens de l'ancien dirigeant militaire, qui avait été inculpé en 2013 dans cette affaire et fait désormais office de seul suspect.

Benazir Bhutto, deux fois élue Première ministre du Pakistan, et première femme de l'ère contemporaine à avoir dirigé un pays musulman, a été assassinée dans un attentat-suicide à Rawalpindi le 27 décembre 2007. A l’époque, le général Pervez Musharraf, qui dirige alors le pays, montre immédiatement du doigt les talibans pakistanais : l’auteur de l’attentat est originaire du Waziristan du Sud, le fief des rebelles islamistes.

Cinq islamistes présumés proches du kamikaze sont inculpés puis écroués. Après avoir passé dix ans en prison, ils ont été acquittés ce jeudi. A l'inverse, deux policiers, dont le chef de la police de Rawalpindi, ont écopé de dix ans de prison pour « mauvaise gestion de la scène du crime ».

Six autres personnes sont déclarées en fuite. Parmi elles, le général Pervez Musharraf. La Cour a demandé la saisie de ses propriétés et l’émission de « mandats d’arrêt perpétuels » contre l’ancien dictateur. En 2010, l'ONU avait accusé son gouvernement de ne pas avoir fourni une protection adaptée à Benazir Bhutto, affirmant que sa mort aurait pu être évitée.

Pour autant, la Cour ne s’est pas prononcée sur une éventuelle implication de Pervez Musharraf, ou de qui que ce soit d’autre d’ailleurs, dans le meurtre. Les commanditaires, dix ans après, restent toujours inconnus.

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Le Sud-Coréen Hyundai subit la réaction chinoise au déploiement du THAAD

Le Sud-Coréen Hyundai subit la réaction chinoise au déploiement du THAAD

Le drapeau du groupe Hyundai, avec ceux de Corée du Sud et de Chine, au-dessous des installations du constructeur à Pékin.
REUTERS/Thomas Peter

Le monde scrute si oui ou non la Chine est prête à mettre sous pression son allié nord-coréen, mais pendant ce temps, un autre pays semble faire les frais d’un boycott chinois : la Corée du Sud. Depuis que Pékin est en conflit avec Séoul, qui a osé installer sur son territoire le bouclier antimissile THAAD, les entreprises sud-coréennes présentes en Chine subissent de plein fouet les conséquences. Le constructeur automobile Hyundai a même dû suspendre temporairement sa production.

Avec notre correspondante à Pékin,  Heike Schmidt

Les chaînes de fabrication dans les quatre usines chinoises de Hyundai Motor ont finalement pu redémarrer, après avoir été à l’arrêt pendant une semaine. A l’origine : la marque sud-coréenne aurait été dans l’impossibilité de payer l’un de ses fournisseurs, qui du coup avait stoppé ses livraisons.

Cet arrêt de production montre les difficultés auxquelles Hyundai est confronté sur son plus grand marché étranger, la Chine. L’entreprise y vend une voiture sur quatre. Or ces ventes sont en chute libre ici, avec une baisse de 65 % entre avril et juin. En quatre mois, les actions du constructeur automobile ont perdu 16 % de leur valeur.

Hyundai n’est pas la seule entreprise sud-coréenne victime d’un boycott qui ne dit pas son nom. Depuis que Pékin tire à boulets rouges sur Séoul, une autre grande marque sud-coréenne, Lotte, a dû fermer 87 de ses supermarchés. L’agence de presse Chine nouvelle l’avait prédit en mars dernier : le déploiement du bouclier antimissile THAAD pourrait « virer au cauchemar » pour la Corée du Sud.

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Le Japon et le Royaume-Uni renforcent leur coopération militaire

Le Japon et le Royaume-Uni renforcent leur coopération militaire

Le Premier ministre Shinzo Abe et son homologue britannique Theresa May, à Tokyo le 31 août 2017. REUTERS/Kazuhiro Nogi

Le Japon et la Grande-Bretagne se sont engagés à renforcer leur coopération dans le domaine de la défense pour contrer la menace posée par la Corée du Nord, deux jours après le tir d'un de ses missiles au-dessus du territoire japonais. Cet accord intervient dans le cadre de la visite à Tokyo de la Première ministre britannique Theresa May à la demande de son homologue japonais Shinzo Abe, pour qui la Corée du Nord représente un danger majeur pour l'ensemble du monde.

Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

Au moment où la Corée du Nord met en garde Tokyo contre son « autodestruction imminente », le Premier ministre japonais Shinzo Abe obtient le soutien de son homologue britannique Theresa May pour confronter ensemble la menace nord-coréenne. Pour cause, les intérêts économiques britanniques sont considérables en Asie.

Pour la première fois, des troupes britanniques participeront sur sol japonais à des exercices conjoints avec des troupes japonaises. Des unités de la marine britannique patrouilleront au large de la péninsule coréenne aux côtés des navires de guerre japonais. Les deux alliés approfondiront encore leur coopération dans la cybersécurité et le contreterrorisme.

Preuve de cette volonté de coopérer, Theresa May a été conviée ce jeudi à un Conseil de sécurité nationale (NSC). Il s’agit d’un privilège rare, puisque c’est seulement la deuxième fois qu'un dirigeant étranger assiste à une telle réunion après Tony Abbott, alors Premier ministre australien, en 2014, selon les médias.

A la demande de Theresa May, le Japon promet en échange de coopérer avec la Grande-Bretagne sur le plan commercial, en laissant entendre qu'il pourrait accepter de négocier avec elle un accord de libre-échange, sur le modèle des accords conclus par l'Union européenne avec certains pays, lorsque la Grande-Bretagne aura quitté l'Union.

 

Source: RFI

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Le Japon et le Royaume-Uni renforcent leur coopération militaire

Le Japon et le Royaume-Uni renforcent leur coopération militaire

Le Premier ministre Shinzo Abe et son homologue britannique Theresa May, à Tokyo le 31 août 2017. REUTERS/Kazuhiro Nogi

Le Japon et la Grande-Bretagne se sont engagés à renforcer leur coopération dans le domaine de la défense pour contrer la menace posée par la Corée du Nord, deux jours après le tir d'un de ses missiles au-dessus du territoire japonais. Cet accord intervient dans le cadre de la visite à Tokyo de la Première ministre britannique Theresa May à la demande de son homologue japonais Shinzo Abe, pour qui la Corée du Nord représente un danger majeur pour l'ensemble du monde.

Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

Au moment où la Corée du Nord met en garde Tokyo contre son « autodestruction imminente », le Premier ministre japonais Shinzo Abe obtient le soutien de son homologue britannique Theresa May pour confronter ensemble la menace nord-coréenne. Pour cause, les intérêts économiques britanniques sont considérables en Asie.

Pour la première fois, des troupes britanniques participeront sur sol japonais à des exercices conjoints avec des troupes japonaises. Des unités de la marine britannique patrouilleront au large de la péninsule coréenne aux côtés des navires de guerre japonais. Les deux alliés approfondiront encore leur coopération dans la cybersécurité et le contreterrorisme.

Preuve de cette volonté de coopérer, Theresa May a été conviée ce jeudi à un Conseil de sécurité nationale (NSC). Il s’agit d’un privilège rare, puisque c’est seulement la deuxième fois qu'un dirigeant étranger assiste à une telle réunion après Tony Abbott, alors Premier ministre australien, en 2014, selon les médias.

A la demande de Theresa May, le Japon promet en échange de coopérer avec la Grande-Bretagne sur le plan commercial, en laissant entendre qu'il pourrait accepter de négocier avec elle un accord de libre-échange, sur le modèle des accords conclus par l'Union européenne avec certains pays, lorsque la Grande-Bretagne aura quitté l'Union.

 

Source: RFI

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Europe

Brexit: les négociations avancent trop lentement, selon Michel Barnier

Brexit: les négociations avancent trop lentement, selon Michel Barnier

Britanniques et Européens ont conclu ce 31 août la troisième semaine de discussion sur le Brexit. Les résultats sont si maigres que ces négociations donnent l'impression de faire du surplace ou de ne pas avoir véritablement commencé. Le Royaume-Uni a pourtant déclenché depuis cinq mois déjà la procédure de divorce.

Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet

Les négociateurs européens et britanniques peuvent se targuer de quelques progrès cette semaine, que ce soit sur les droits des travailleurs frontaliers ou le statut de la frontière intra-irlandaise.

Pour le négociateur en chef de l’Union européenne (UE), il ne s’agit pour l’instant que de clarifications. Michel Barnier affiche la même préoccupation qu’au début de cette troisième reprise. « Cette semaine, nous avons apporté des clarifications utiles mais nous n'avons enregistré aucun progrès décisif sur les sujets principaux », a reconnu l'ancien ministre français.

«Au rythme actuel, nous sommes loin de constater des progrès suffisants pour pouvoir demander au Conseil européen d'engager la discussion sur la future relation entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, a poursuivi le haut fonctionnaire européen. Le temps presse pour parvenir, comme nous le souhaitons, à un accord global ».

 

Points de tension

L’ouverture de discussions sur la future relation euro-britannique est pourtant une demande pressante du Royaume-Uni. Mais elle ne semble pas près de survenir alors que plane désormais la menace d’un échec des négociations si jamais il n’y a pas d’accélération des résultats.

Les dissensions sont toujours aussi vives entre Britanniques et Européens sur deux des sujets principaux : la possibilité de confier à la Cour de justice de l’UE la garantie des droits des citoyens et surtout la question de la reconnaissance par le Royaume-Uni des engagements financiers que réclament les Européens.

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Ukraine: polémique après l’expulsion de quatre journalistes

Ukraine: polémique après l’expulsion de quatre journalistes

L'Ukraine a expulsé quatre journalistes en l'espace de quelques jours. Ces décisions sont justifiées par leurs activités supposées de propagande anti-ukrainienne. Mais les méthodes employées suscitent des interrogations et des critiques.

Avec notre correspondant à Kiev, Sébastien Gobert

« Il en sera de même pour tous ceux qui cherchent à discréditer l'Ukraine ». La porte-parole du SBU, les services de sécurité ukrainiens, a ainsi justifié l'expulsion d'une journaliste russe de la chaîne Perviy Kanal. Elle est interdite de séjour pendant trois ans.

De nombreux médias russes, notamment Perviy Kanal, sont connus pour leur travail de propagande et de désinformation au détriment de l'Ukraine. La décision de refuser l'accès au pays peut donc se justifier au nom de la sécurité nationale dans le cadre de la guerre qui fait rage depuis 2014. Mais une question se pose: pourquoi alors accréditer cette journaliste connue pour son travail biaisé, si c'est pour l'expulser après?

Une autre journaliste russe a connu le même sort, le 15 août dernier. Deux journalistes espagnols, eux, ont été bloqués à l'aéroport de Kiev le 29 août, alors qu'ils avaient été accrédités avant leur voyage. Ces cas donnent l'impression d'un manque de coordination des organes de sécurité et envoient des signaux contradictoires quant au respect de la liberté de la presse.

 

L'Ukraine figure à la 102e place du classement mondial de la liberté de la presse 2017 de l'organisation Reporters sans frontières (RSF), qui se base sur une liste de 180 pays.

 

 

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Amerique

Tempête Harvey: double explosion sur le site industriel d

Tempête Harvey: double explosion sur le site industriel d'Arkema au Texas

Un policier bloque la route qui mène à l'usine Arkema, où une explosion a eu lieu en raison de la tempête Harvey qui s'est abattue sur le Texas.
REUTERS/Adrees Latif

C'est l'une des conséquences redoutées au Texas après le passage de l'ouragan Harvey, redevenu depuis une tempête tropicale. Une double explosion suivie d'émanations de fumées noires a été ressentie ce jeudi 31 août 2017 à l'usine chimique d'Arkema, à Crosby. Le site avait été inondé et privé d'électricité suite aux pluies diluviennes. D'autres détonations pourraient survenir.

« Vers 2 heures du matin heure locale, nous ont été notifiées par le Centre d'opérations d'urgence du comté de Harris deux explosions et des fumées noires provenant de l'usine Arkema à Crosby », à une quarantaine de kilomètres au nord-est de Houston, a-t-on appris dans un communiqué du groupe.

Le site de Crosby fabrique des peroxydes organiques, qui rentrent dans la composition de plastiques et de produits pharmaceutiques. Ces produits chimiques doivent être stockés à basse température, mais les inondations causées par l'ouragan Harvey ont entrainé une coupure de courant, même les générateurs de secours se sont retrouvés sous l'eau.
 

Mercredi soir, une porte-parole d'Arkema avait prévenu que l’usine, noyée sous 1,8 mètre d'eau, n’avait plus de courant et qu’un certain nombre de produits chimiques, qui ne pouvaient plus être réfrigérés, devenaient très volatiles. « Il va y avoir un incendie de nature intense et explosive », avait-elle prévenu.

Les containers se réchauffent lentement, s'enflamment et finissent par exploser les uns après les autres. Il va y avoir un effet domino, prévient Arkema, qui estime que tous les containers vont brûler dans les quatre à cinq jours à venir, sans pouvoir préciser la qualité de matière inflammable stockées sur le site.

 

Sur place, les salariés de la filiale américaine d'Arkema, qui est un groupe français issu de la restructuration de Total, ainsi que les habitants du secteur - sur décision du comté de Harris -, avaient été évacués en amont dans un périmètre de 2,5 ou 3 km autour de l'usine. Ce sont des drones envoyés par les pompiers texans qui ont détecté les explosions.

« La meilleure chose à faire est de laisser l'incendie s'éteindre de lui-même »

La fumée est susceptible d'irriter les yeux, la peau et les poumons, mais les fumées ne dégageraient que du CO2 selon le groupe. Certains composants pourraient cependant avoir des effets bien plus sérieux. Le site d'Arkema à Crosby fabrique en fait des peroxydes organiques, un composé utilisé dans la confection de plastiques et de produits pharmaceutiques.

« Les peroxydes organiques sont extrêmement inflammables et, en accord avec les autorités, la meilleure chose à faire est de laisser l'incendie s'éteindre de lui-même », relate la filiale américaine d'Arkema, groupe dont le siège est installé près de Paris. Un poste de commandement a été établi près du site, en contact avec le département de la Sécurité intérieure et l'Etat du Texas.

« La population locale doit savoir que les produits sont stockés dans plusieurs endroits sur le site, et le risque de nouvelles explosions existe. Ne retournez pas dans la zone évacuée avant que les services de secours locaux n'aient annoncé qu'il est possible de le faire en toute sécurité », ajoute le groupe.

Un shérif adjoint a été conduit à l'hôpital après avoir inhalé des émanations chimiques et neuf autres personnes se sont rendues à l'hôpital par précaution, a fait savoir la police locale via Twitter. Le périmètre de sécurité risque de ne pas être suffisant, en fonction de la toxicité des produits et de la direction des vents.

 

« L’industriel n’a pas pris assez de précautions »

Le feu n'a pas généré « une concentration inquiétante de matériaux toxiques à l'heure actuelle », a affirmé l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA). Mais selon le directeur de la FEMA, l'Agence fédérale des situations d'urgence, le panache qui s'échappe de l'usine chimique est « extrêmement dangereux ».

« Les peroxydes organiques sont extrêmement inflammables et, en accord avec les autorités, la meilleure chose à faire est de laisser l'incendie s'éteindre de lui-même », a expliqué Arkema.

Le responsable de l'usine d'Arkema s'est exprimé en termes évasifs, relève notre journaliste Anne Corpet. « Ce n'est pas une science exacte », a déclaré Richard Rennard, en évoquant des fumées « nocives comme dans n'importe quel incendie, et irritantes pour les yeux et les poumons ».

Le responsable de l'usine s'est cependant gardé de spéculer sur la suite des événements : seul un des neuf containers de produits chimiques a explosé pendant la nuit. « Personne ne peut se rendre sur le site pour évaluer correctement la situation, a-t-il reconnu. Et cela ne sera pas possible avant que les eaux ne se soient complètement retirées ».

A défaut de certitude, les habitants de Crosby observent le ciel d'un oeil inquiet et ceux qui vivent dans le périmètre de l'usine ignorent quand ils pourront rentrer chez eux.

Pour Jacky Bonnemains, président de l'association écologiste Robin des Bois, l’explosion de l’usine n’était pas inévitable.

« On peut s’étonner que plusieurs années après Katrina, qui a marqué la Louisiane, des précautions suffisantes n’aient pas été prises à l’occasion de l’arrivée annoncée depuis plusieurs jours de l’ouragan Harvey, regrette-t-il. Il aurait été possible de mettre en cocon et en posture préventive le site, si les groupes électrogènes de secours avaient été bien positionnés, à la hauteur suffisante pour éviter d’être submergés.

Quand on regarde les images de l’évacuation des habitants dans un rayon de quelques kilomètres autour du site, on s’aperçoit que les routes sont praticables. A notre avis, les risques d’explosion auraient pu être évités. L’industriel n’a pas pris assez de précautions, le dispositif de substitution des groupes électrogènes a été notoirement insuffisant, il suffisait de les mettre un peu plus haut qu’un mètre cinquante. »

 source:  RFI

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Au Texas, la Nasa et le pétrole, victimes collatérales de la tempête Harvey

Au Texas, la Nasa et le pétrole, victimes collatérales de la tempête Harvey

Les embarcations ont remplacé les voitures à Houston, au Texas après le passage de la tempête Harvey (28 août).
REUTERS/Adrees Latif

La tempête Harvey qui s'est abattue sur le Texas a contraint la Nasa à limiter l'accès à son célèbre centre spatial de Houston. Les compagnies pétrolières, dont l'activité fait la richesse de cet Etat du sud-ouest des Etats-Unis, sont par ailleurs contraintes de fermer une à une leurs raffineries de la côte.

La Nasa a plutôt l'habitude de nous offrir des images d'ouragans et de tempêtes vus du ciel. Cette fois, son propre centre de contrôle à Houston, au Texas, a été victime des dommages de la tempête Harvey. Le Johnson Space Center a ainsi été contraint de fermer ses portes à toutes ses équipes, sauf celles réservées aux missions critiques, comme le suivi de la Station spatiale internationale. Quitte à devoir camper dans leurs bureaux pour veiller sur les six astronautes actuellement dans l'espace.

Le centre de Houston représente le centre névralgique de la Nasa, là d'où sont contrôlées la plupart des missions de l'agence spatiale américaine. Mais également là où l'on travaille sur les futurs satellites.

L'un d'entre eux retient particulièrement l'attention : le télescope spatial James Webb, successeur de Hubble, qui doit décoller l'an prochain. Coût de l'engin : 10 milliards de dollars. Particulièrement bien protégé, il n'a pas souffert de l'inondation qui a bien endommagé le centre.

A Houston, même les astronautes en entraînement sont mis à contribution pour évacuer l'eau avec des serpillères et des raclettes. Houston « a un problème » pour reprendre la célèbre phrase de l'astronaute Jack Swiggert lors de la mission Apollo 13 en 1970. Le centre spatial ne rouvrira pas ses portes avant le 1er septembre au plus tôt.

 

« Des accessoires pour les contrôleurs de la Nasa qui campent au centre de contrôle de Houston et font leur travail pendant les inondations », écrit sur son compte Twitter le romancier américain Andy Weir, auteur de Seul sur Mars.

Vulnérable industrie pétrolière

Par ailleurs, les grandes compagnies pétrolières et gazières ferment une à une leurs raffineries situées aux abords de la côte texane. S'il est difficile encore d'évaluer les dégâts, la pluie ininterrompue risque d'endommager ces infrastructures durablement.

D'après le rapport publié ce 27 août par le Bureau américain de régulation de l'environnement et de la sécurité (BCEE), la production de pétrole dans le golfe du Mexique accuse une baisse de 22 %. La production de gaz chute elle de 26 %.

Selon le département de l'Energie, les capacités de raffinage étaient affectées à hauteur d'environ 3,2 millions de barils par jour, soit près de 18 % des capacités totales de raffinage des Etats-Unis.

Face à la multiplication des catastrophes naturelles, avec leurs lots d'ouragans dévastateurs, les experts posent la question de la vulnérabilité du Texas en tant que zone phare de l'industrie de raffinage du pétrole. Des grandes compagnies devront probablement investir pour renforcer leurs infrastructures existantes.

Des délocalisations vers d'autres régions plus sûres des Etats-Unis sont une option. En attendant, les centres de raffinage situés plus au nord et sur la côte est se frottent les mains.

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Les Etats-Unis ordonnent la fermeture du consulat de Russie à San Francisco

Les Etats-Unis ordonnent la fermeture du consulat de Russie à San Francisco

Ce 31 août, les Etats-Unis ont ordonné la fermeture du consulat de Russie à San Francisco, ainsi que deux annexes diplomatiques à Washington et New York. Cette annonce intervient à la veille de l'entrée de vigueur de restrictions visant le personnel diplomatique américain en Russie. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a regretté l'escalade des tensions entre les deux pays.

Les Etats-Unis ont donné jusqu'au 2 septembre à la Russie pour fermer son consulat général à San Francisco ainsi que deux annexes de ses services, à Washington et New York, en riposte à la réduction drastique du personnel des représentations diplomatiques américaines en Russie.

L'escalade des tensions dans les relations bilatérales n'a pas été provoquée par Moscou, souligne un court communiqué du ministère russe des Affaires étrangères en réaction. Le texte suivait un entretien téléphonique entre Sergueï Lavrov et son homologue américain Rex Tillerson, précise notre correspondant à Moscou, Etienne Bouche.

Réaction « sans emballement hystérique »

La diplomatie américaine assure vouloir « mettre un terme à un cercle vicieux » qui empoisonne les relations entre les deux pays. Mais la partie russe ne devrait pas en rester là. « Les nouvelles mesures annoncées par les Américains seront étudiées avec attention », prévient Moscou. Et la réaction suivra « sans emballement hystérique », selon Anatoli Antonov, nouvel ambassadeur russe aux Etats-Unis.

 

En Russie, 755 membres du personnel diplomatique américain doivent quitter leurs fonctions ce 1er septembre. Cette mesure de rétorsion avait été décidée après l'adoption par le Congrès américain de nouvelles sanctions contre Moscou. Elle visait, selon le Kremlin, à ramener la présence diplomatique américaine en Russie au même niveau que la représentation russe aux Etats-Unis.

 

REUTERS/Carlos Barria

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Guatemala : la Cour constitutionnelle bloque définitivement l

Guatemala : la Cour constitutionnelle bloque définitivement l'expulsion d'un membre de l'ONU

La Cour constitutionnelle du Guatemala a suspendu, mardi, l'expulsion du chef d'une mission anti-corruption de l'ONU, ordonnée précédemment par le président Jimmy Morales. Ce dernier est soupçonné de financement illégal de sa campagne électorale.

Le bras de fer est terminé, et le président du Guatemala l'a perdu. L'expulsion du chef d'une mission de l'ONU, ordonnée par le président guatémaltèque Jimmy Morales, a été définitivement suspendue mardi 29 août par la Cour constitutionnelle.

Jimmy Morales avait décidé dimanche l'expulsion immédiate d'Ivan Velasquez, un ancien magistrat colombien qui dirige la Commission internationale contre l'impunité au Guatemala (Cicig), déclaré persona non grata. La mission a été créée en 2006 par l'ONU, à la demande du Guatemala, pour éradiquer la corruption et les activités mafieuses au sein de l'État.

>> À lire aussi : Bras de fer entre l'ONU et le président du Guatemala, soupçonné de corruption

 

Deux jours avant la décision du président, Ivan Velasquez et la procureure générale du Guatemala, Thelma Aldana, avaient lancé devant la Cour suprême une procédure visant à la levée de l'immunité de Jimmy Morales, soupçonné de financement illégal de la campagne électorale qui l'a porté au pouvoir en 2015.

Morales a promis d'éradiquer la corruption

Jimmy Morales accuse le fonctionnaire de l'ONU d'ingérence dans les affaires de l'État équatorien et d'abus de ses fonctions. Il lui reproche également d'avoir fait pression sur des députés pour qu'ils approuvent des modifications de la Constitution.

La Cour constitutionnelle, qui avait suspendu provisoirement l'ordre de Jimmy Morales quelques heures après son annonce, l'a bloqué définitivement mardi en approuvant un recours présenté par le procureur des droits de l'Homme Jordan Rodas.

Jimmy Morales, un ancien comique novice en politique, avait été élu en 2015 en promettant d'éradiquer la corruption, alors qu'un mouvement populaire de révolte contre la corruption avait entraîné la démission puis l'incarcération du précédent président, Otto Perez.

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Oceanie

A Gaza, Antonio Guterres se prononce pour «la solution à deux Etats»

A Gaza, Antonio Guterres se prononce pour «la solution à deux Etats»

Pour sa première visite dans les Territoires palestiniens depuis son entrée en fonction, Antonio Guterres a conditionné l'espoir d'un règlement du conflit à la création d'un Etat palestinien. Le secrétaire général des Nations unies a également appelé à la levée du blocus qui asphyxie la bande de Gaza.

Avec notre correspondante à Tel-Aviv,Marine Vlahovic

Pas de paix au Proche-Orient sans la création d'un Etat palestinien coexistant avec Israël, a rappelé Antonio Guterres ce 30 août dans les Territoires palestiniens. Pour le secrétaire général des Nations unies, il n'existe pas de « plan B » à la solution à deux Etats.

« J'ai la profonde conviction que la solution à deux Etats est la seule qui vaille, que c'est le seul moyen d'arriver à un compromis historique qui puisse régler ce conflit et apporter un meilleur avenir à tous, a-t-il déclaré. C'est pour cela que j'ai exprimé mon désaccord et que je continuerai à le faire lorsque des mesures unilatérales menacent cette solution, comme la colonisation, la violence mais aussi la terreur et l'incitation à la haine ».

Levée du blocus sur Gaza

 
 

« Cette terre est la patrie ancestrale de deux peuples qui ont tous les deux le droit d'y vivre, indépendants et libres, en maîtres de leur propre destin », a-t-il encore affirmé.

Au cours d'un déplacement dans la bande de Gaza, Antonio Guterres s'est également alarmé de la situation dans l'enclave palestinienne qui traverse, selon lui, l'une des crises humanitaires les plus dramatiques qu'il lui ait été donné de voir.

Le secrétaire général des Nations unies a demandé la levée des blocus israélien et égyptien et appelé la communauté internationale à renforcer son soutien humanitaire.

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Israël: Salah Hamouri placé en détention administrative pour six mois

Israël: Salah Hamouri placé en détention administrative pour six mois

Présenté devant un juge mardi 29 août, Salah Hamouri a été placé en détention administrative pour une durée de six mois minimum. Ce Franco-Palestinien est soupçonné d'avoir renoué avec des « organisations politiques illégales », ce qu’il nie. Salah Hamouri a déjà purgé sept ans de prison en Israël avant d'être relâché dans le cadre de l'échange de prisonniers avec Gilad Shalit en 2011. Il était accusé d'avoir projeté l'assassinat du rabbin le plus influent de l'Etat hébreu, mais s'est toujours déclaré innocent. Sa famille et ses avocats ne comprennent pas cette nouvelle condamnation. Avec notre correspondante à Jérusalem, Marine Vlahovic Sans inculpation, ni jugement, Salah Hamouri va être incarcéré pour une durée de six mois minimum. Le tribunal israélien avait décidé de placer le Franco-Palestinien en résidence surveillée pour 20 jours. Mais quelques heures après ce jugement, le ministère de la Défense a émis un ordre de détention administrative. « Je ne comprends pas, je suis très mal, raconte Hassan Hamouri, le père du jeune homme atterré par cette décision. Il pense qu’il est dangereux, mais il vient de finir ses études de droit et va devenir avocat. C’est peut-être ça qui n’est pas acceptable pour eux. » Salah Hamouri est soupçonné d'avoir renoué avec « une organisation politique illégale » : le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). Cette organisation marxiste est considérée comme terroriste par l'Etat hébreu. « Ils n’ont pas de preuve, ils ont vu que Salah n’avait rien à leur cacher, assure son avocat Mahmoud Hassan. Mais quand ils n’ont rien contre un Palestinien, il le place en détention administrative et le dossier devient confidentiel. » Ses avocats comptent donc faire appel. Le consulat de France à Jérusalem, qui a assuré jusqu'ici à Salah Hamouri une protection consulaire, continue de suivre le dossier de « très près ». Une nouvelle audience qui aura lieu jeudi 31 août confirmera la détention administrative du Franco-Palestinien.

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Conférence des ambassadeurs à Paris: Macron et la question iranienne

Conférence des ambassadeurs à Paris: Macron et la question iranienne

Priorité est donnée à la lutte contre le « terrorisme islamiste ». C'est l'un des messages contenus dans le discours aux ambassadeurs prononcé mardi 29 août 2017 par Emmanuel Macron à l'Elysée. En la matière, le président français a notamment affiché sa volonté de rééquilibrer la position de la France dans le grand face-à-face régional entre l'Arabie saoudite et l'Iran.

Chaque année, la conférence des ambassadeurs permet au président français de tracer la feuille de route de la diplomatie qu'il entend conduire. Afrique, Europe, Moyen-Orient, Asie ; mardi, M. Macron a passé de nombreux sujets en revue.

Alors que l'accord sur le nucléaire iranien semble fragilisé par la politique de Donald Trump, le chef de l'Etat français a souligné l'attachement de la France à ce compromis trouvé avec la République islamique en 2015 et plaide pour une relation « constructive et exigeante » avec Téhéran.

Dans le grand affrontement régional entre l'Iran chiite et l'Arabie saoudite sunnite, Paris a parfois été critiqué pour sa proximité avec les monarchies du Golfe. Emmanuel Macron semble annoncer un rééquilibrage au nom de la lutte contre le terrorisme notamment, objectif qui ne sera atteint, dit-il,  « qu'à la condition de ne pas entrer dans des grilles de lecture » par trop antagonistes.

→ Lire aussi : la Une de la revue de presse française, « le plus dur commence pour Macron »

 

« Imposer un choix entre chiites et sunnites et, en quelque sorte, nous obliger à nous enfermer dans un camp. D'autres grandes puissances ont fait ce choix ces derniers temps. J'ai la conviction que c'est une erreur », a dit M. Macron.

Une remarque qui rappelle le grand discours prononcé en mai par Donald Trump à Riyad, en Arabie saoudite. A cette occasion, le président américain avait vertement critiqué l'Iran et appelé la communauté internationale à isoler Téhéran.

Pour Paris, l'équilibre à trouver est aussi commercial. Les pays du Golfe sont de très gros clients, notamment dans le domaine de l'armement. Mais en la matière, l'Iran lui offre d'importantes perspectives depuis la levée des sanctions.

A noter qu'à propos de la lutte contre le terrorisme, le chef de l'Etat français a aussi annoncé la tenue dans les prochains mois à Paris d'une conférence internationale de mobilisation contre le financement du terrorisme.

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Attentat de Barcelone: les autorités espagnoles avaient été averties

Attentat de Barcelone: les autorités espagnoles avaient été averties

Selon le quotidien espagnol El Periodicode Cataluña, les autorités espagnoles et catalanes avaient été averties en mai qu'un attentat risquait de se produire sur les Ramblas de Barcelone, mais l’information avait été considérée comme peu crédible.

Le 17 août dernier, deux attaques à la voiture bélier faisaient 16 morts sur les Ramblas à Barcelone et dans la station balnéaire de Cambrils. Ces deux attaques ont ensuite été revendiquées par le groupe Etat islamique (EI).

Le quotidien espagnol El Periodico de Cataluña a publié le fac-similé d'un message en anglais qu'il présente comme provenant du centre national antiterroriste américain (NCTC), qui associe notamment la CIA et le FBI, et adressé aux forces de l'ordre espagnoles. « Des informations non confirmées dont la véracité n'est pas connue datant de fin mai 2017 indiquaient que l'Etat islamique en Irak et au Levant prévoyait de mener des attaques terroristes non précisées pendant l'été contre des sites touristiques très fréquentés à Barcelone, et en particulier la rue de la Rambla », peut-on y lire.

Le chargé de l'Intérieur du gouvernement régional catalan, Joaquim Forn, a reconnu avoir reçu une alerte fin mai, mais pas en provenance des États-Unis, comme l'affime le journal catalan.

La Sagrada Familia : l'objectif intial de l'EI

 

Elles indiquaient que le groupe EI prévoyait de mener des attaques terroristes pendant l'été contre des sites touristiques très fréquentés à Barcelone, en particulier les Ramblas. Mais les autorités avaient jugé cette alerte comme peu crédible.

« Dans aucune des réunions d’évaluation du risque terroriste, à laquelle nous participons, on n’a parlé de cette menace, et je dois dire en plus que quelques jours après les attaques, l’Etat nous a informé que ces informations n’avaient aucun lien direct avec les attaques terroristes du 17août ».

Depuis des mois, la police recevait des alertes de différentes sources sur des projets d’attaques terroristes en Catalogne. Selon les autorités espagnoles et catalanes, cette information n’aurait pas permis d’éviter les attaques du 17 août à Barcelone. En effet, l’objectif initial du groupe n’était pas les Ramblas mais des monuments comme la basilique de la Sagrada Familia.

Querelle politique

Mais à Madrid et dans le reste de l'Espagne, cette nouvelle suscite une grande colère, note notre correspondant à Madrid, François Musseau. Surtout dans les médias de la capitale, où l'on estime que les Catalans, qui veulent l'indépendance, n'ont pas fait preuve de sérieux.

Le pouvoir central à Madrid tente désormais d'utiliser cette polémique en sa faveur : pour l'exécutif conservateur, « tout cela est grave, la Catalogne aurait dû partager cette information capitale ». Cette faute « rend encore plus absurde leur volonté d'indépendance ».

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